RSS Feed  Les actualités de la BRVM en Flux RSS

NEWS FINANCIÈRES

Nous agrégeons les sources d’informations financières spécifiques Régionales et Internationales. Info Générale, Economique, Marchés Forex-Comodities- Actions-Obligataires-Taux, Vieille règlementaire etc.

Nigéria : la Banque mondiale anticipe une croissance robuste de 4,4 %

15/01/2026
Catégories: Taux

Profitez d'une expérience simplifiée

Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play Store

La croissance économique du Nigéria devrait se renforcer au cours des deux prochaines années, selon la Banque mondiale. Dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales 2026 publié mardi, l’institution de Bretton Woods prévoit une progression du produit intérieur brut nigérian de 4,4 % en 2026 et 2027, après une croissance estimée à 4,2 % en 2025.

 

Cette amélioration serait portée principalement par la poursuite de l’expansion du secteur des services, notamment dans la finance et les technologies de l’information et de la communication. La Banque mondiale évoque également une reprise de la production agricole ainsi qu’une croissance modérée des industries non pétrolières, contribuant à diversifier les moteurs de l’économie.

 

Selon le rapport, les réformes économiques engagées par les autorités nigérianes, en particulier les ajustements du système fiscal et le maintien d’une politique monétaire prudente, devraient continuer de soutenir l’activité. Ces mesures sont appelées à renforcer la confiance des investisseurs et à contribuer à une nouvelle décélération de l’inflation.

 

L’augmentation attendue de la production pétrolière devrait, par ailleurs, permettre de compenser la faiblesse des prix mondiaux du brut. Cette dynamique soutiendrait les recettes fiscales et améliorerait la position extérieure du pays, à un moment où Abuja cherche à consolider ses équilibres macroéconomiques.

 

La Banque mondiale souligne que le Nigéria figure parmi les principales économies d’Afrique subsaharienne où la croissance s’est raffermie en 2025, contrastant avec le ralentissement observé en Éthiopie et la reprise plus modérée enregistrée en Afrique du Sud. Les performances de l’an dernier ont été soutenues par une activité plus soutenue dans les services, une reprise progressive de l’agriculture et l’émergence du pays comme exportateur net de produits pétroliers raffinés, à la faveur de l’augmentation des capacités nationales de raffinage.

 

Malgré ces perspectives favorables, l’institution met en garde contre les limites liées à la solidité des institutions. L’expérience passée du Nigéria en matière de réformes fiscales montre que la faiblesse des cadres institutionnels a parfois réduit l’efficacité des règles mises en place pour diminuer la dépendance aux revenus pétroliers et renforcer la stabilité macroéconomique, aboutissant à des résultats mitigés.

 

Au niveau régional, la Banque mondiale prévoit que la croissance en Afrique subsaharienne devrait s’établir autour de 4,0 % en 2025, soutenue par un ralentissement de l’inflation et des prix des matières premières plus élevés que prévu, notamment pour l’or et les métaux précieux. Elle devrait ensuite s’accélérer à 4,3 % en 2026 et 4,5 % en 2027, grâce à la hausse des investissements et des exportations.

 

L’institution avertit toutefois que cette amélioration des perspectives reste conditionnée à un environnement extérieur stable et à des progrès significatifs en matière de sécurité dans plusieurs pays fragiles ou touchés par des conflits. Elle rappelle enfin que, malgré une légère baisse attendue des ratios dette publique/PIB, les coûts élevés du service de la dette continuent de peser sur les marges budgétaires, limitant la capacité des États à financer durablement le développement.


0 COMMENTAIRE