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Paiement de dette : le Sénégal consacre près de 590 milliards FCFA chaque mois

17/02/2026
Source : ORISHAS FINANCE
Catégories: Economie/Forex

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Le pays de l’Afrique de l’Ouest consacre près de 590 milliards FCFA au paiement de sa dette, soit environ 20 milliards FCFA par jour. Ce montant correspond à environ 90 milliards FCFA au titre des intérêts et près de 500 milliards FCFA pour le remboursement du capital.

 

Les seuls intérêts représentent 2,5 milliards FCFA par jour, soit plus de 1 000 milliards FCFA par an, une facture accentuée par la dégradation de la note souveraine du pays. Le remboursement du capital a atteint 6 000 milliards FCFA en 2025, et pourrait dépasser 7 000 milliards FCFA en 2026. Ce qui limite fortement les capacités d’investissement de l’État. La dégradation de la note souveraine du pays a contribué à alourdir cette charge. L'addition des intérêts évalués à 90 milliards FCFA et des remboursements de capital proches de 500 milliards FCFA conduit ainsi à un total mensuel d'environ 590 milliards FCFA versés aux créanciers.

Cette situation intervient dans un contexte budgétaire déjà marqué par un écart significatif entre dépenses et recettes. Les dépenses annuelles de l'État s'élèvent à environ 6 000 milliards FCFA, alors que les recettes totales dépassent difficilement 4 000 milliards FCFA. Le déficit structurel, estimé à 2 000 milliards FCFA par an, s'ajoute à un encours de dette équivalant à 132 pour cent du Produit Intérieur Brut.

En outres, les autorités ont engagé une stratégie de mobilisation accrue de ressources sur le marché domestique afin de lever des fonds au niveau local et auprès de la diaspora, notamment à travers des « diaspora bonds ». Cette option permet d'envisager des maturités de remboursement étalées sur dix à vingt ans et des conditions financières susceptibles d'être moins contraignantes que celles observées sur les marchés internationaux, dont l'accès s'est renchéri à la suite de la dégradation de la notation du pays.

Cette orientation vise également à limiter un recours au Fonds Monétaire International, dont l'appui s'accompagne généralement de conditionnalités portant sur la réduction des effectifs publics, la restructuration d'entités étatiques, des ajustements budgétaires et des réformes structurelles susceptibles de restreindre la marge de manœuvre gouvernementale.


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