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Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play StoreUn rapport conjoint
de la Banque africaine de
développement (BAD), de l’Union africaine
(UA) et du Programme des
Nations unies pour le développement (PNUD), a été présenté
le 2 avril lors de la 58ᵉ session de la Commission économique pour l’Afrique.
Il en ressort que vingt-neuf monnaies africaines se déprécient actuellement,
fragilisées par le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient à la fin du mois
de février, suivie d’une flambée des prix du pétrole.
La dépréciation des monnaies fait peser des risques
sur la stabilité économique et la sécurité alimentaire de millions de ménages. Les
monnaies concernées n’ont pas été précisées, pas plus que la devise de
référence (dollar américain ou euro) utilisée pour cette évaluation. Toutefois,
les impacts se font déjà sentir sur le terrain. Selon le rapport, ce contexte
entraîne une hausse du coût de la dette extérieure, tandis que les importations
essentielles, notamment les carburants, les denrées alimentaires et les
engrais, deviennent plus onéreuses.
A noté que les prix mondiaux du pétrole ont augmenté
de plus de 50 % à la fin du mois de mars, accentuant la pression sur des
économies déjà fragilisées. Selon des données du secteur aérien, près de 70 %
du carburant d’aviation importé en Afrique passe par le détroit d’Ormuz.
La hausse des prix renforce les tensions
inflationnistes et affecte en priorité les ménages les plus modestes. Dans le
secteur agricole, la situation est tout aussi préoccupante. Selon le rapport, les
perturbations dans l’approvisionnement en intrants clés, comme l’ammoniac et
l’urée, surviennent en pleine période de semis, faisant peser un risque sur les
prochaines récoltes et la sécurité alimentaire du continent.
Ainsi, le rapport appelle les gouvernements africains à une action coordonnée autour de trois horizons. Il s’agit notamment de prendre des mesures immédiates de réponse à la crise pour protéger les ménages et stabiliser l’approvisionnement en carburant, en denrées alimentaires et en engrais, qui seraient mises en œuvre par les gouvernements africains avec l’appui des partenaires de développement et du secteur privé. Ladite note invite également à engager des réformes à moyen terme pour renforcer la sécurité énergétique, la protection sociale ciblée et le commerce régional dans le cadre de la ZLECAf ainsi que des réformes structurelles à long terme visant à renforcer la mobilisation des ressources intérieures et les mécanismes africains de sécurité financière, notamment à travers la mise en œuvre accélérée du Mécanisme africain de stabilité financière.
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