Nous agrégeons les sources d’informations financières spécifiques Régionales et Internationales. Info Générale, Economique, Marchés Forex-Comodities- Actions-Obligataires-Taux, Vieille règlementaire etc.
Profitez d'une expérience simplifiée
Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play StoreLa Banque mondiale a revu à la baisse ses prévisions de
croissance pour le Kenya, estimant que la première économie d'Afrique de l'Est
devrait enregistrer une expansion de 4,3 % en 2026, contre une estimation de
4,9 % publiée en novembre. Pour 2027, l'institution anticipe une croissance de
4,4 %, un rythme inférieur aux projections du gouvernement kényan.
Cette révision reflète principalement les conséquences du
conflit impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran, dont les répercussions sur
les marchés de l'énergie et le commerce mondial devraient peser sur l'activité
économique kényane.
Le ministère kényan des Finances demeure plus optimiste,
tablant sur une croissance de 5,0 % cette année et de 5,2 % en 2027. En 2024,
l'économie avait progressé de 4,6 %.
Dans sa dernière mise à jour économique, la Banque mondiale
estime que la hausse des cours mondiaux de l'énergie et l'incertitude
géopolitique devraient renchérir les coûts de production, ralentir
l'investissement privé et réduire le pouvoir d'achat des ménages, sous l'effet
de l'augmentation des prix des produits importés et d'un ralentissement attendu
des transferts de fonds de la diaspora.
L'institution souligne toutefois que plusieurs facteurs
devraient limiter l'ampleur du ralentissement. De bonnes performances
agricoles, une politique monétaire plus accommodante, la stabilité du shilling
et la reprise du crédit au secteur privé devraient soutenir la demande
intérieure et l'activité économique.
Le principal risque identifié reste l'impact durable des
tensions au Moyen-Orient. La flambée des prix du pétrole provoquée par les
perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz pourrait alimenter
l'inflation et accroître les coûts de transport, avec des effets directs sur
les prix des biens de consommation.
Selon la Banque mondiale, cette hausse des coûts de
l'énergie pourrait relever le taux de pauvreté de 2 à 4,5 points de
pourcentage, faisant basculer entre un et 2,4 millions de Kényans
supplémentaires sous le seuil de pauvreté fixé à 3 dollars par jour.
Au-delà des risques extérieurs, l'institution met également
en garde contre les vulnérabilités internes. Les aléas climatiques continuent
de menacer la production agricole, tandis que l'approche des élections
générales d'août 2027 pourrait freiner les investissements privés, retarder les
réformes économiques et accentuer les pressions sur les finances publiques.
La Banque mondiale estime en effet que les dépenses liées au cycle électoral risquent de compliquer les efforts de consolidation budgétaire, alors qu'une montée des incertitudes politiques pourrait éroder la confiance des entreprises et des ménages. Dans ce contexte, le maintien de la discipline budgétaire et l'accélération des réformes structurelles apparaissent comme des leviers essentiels pour préserver la résilience de l'économie kényane.
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ?
Connectez-vous
Pas encore membre ?
Devenez membre gratuitement
13/07/2026 - Secteurs
13/07/2026 - Secteurs
13/07/2026 - Secteurs
10/07/2026 - Secteurs
10/07/2026 - Secteurs
10/07/2026 - Secteurs
13/07/2026 - Secteurs
13/07/2026 - Secteurs