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Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play StoreL’Égypte confirme son ambition de s’imposer comme un acteur majeur de l’industrie aurifère mondiale. Lors du Forum égyptien de l’exploitation minière 2025, le ministre du Pétrole et des Ressources minérales, Karim Badawi, a annoncé que les ventes totales d’or ont atteint 1,5 milliard de dollars, en hausse spectaculaire de 57 % sur un an, illustrant la dynamique soutenue du secteur.
Dans ce contexte porteur, la société
canadienne Aton Resources se prépare à franchir une étape décisive avec le
lancement de sa production commerciale sur la concession d’Abu Marawat, située
dans le Sahara oriental. Selon une source officielle citée mercredi 14 janvier
par Al-Sharq Bloomberg, l’entreprise table sur une production initiale de 10
000 onces d’or au quatrième trimestre 2026. Pour concrétiser ce projet, Aton
prévoit d’investir environ 60 millions de dollars dans la construction d’une
usine intégrée d’extraction et de traitement.
Le PDG d’Aton Resources, Tonno Vahk, a
précisé que l’État égyptien percevra 50 % des bénéfices générés par
l’exploitation, conformément aux termes de la licence d’exploration. La
concession d’Abu Marawat, nichée au cœur du Bouclier arabo-nubien le long de la
mer Rouge, est réputée pour son fort potentiel en gisements mixtes d’or et de
cuivre.
Selon les estimations gouvernementales, la
zone recèlerait environ 134 900 onces d’or et 1,4 million d’onces d’argent,
soit près de 4 200 kg d’or et plus de 43 500 kg d’argent exploitables. En
janvier 2024, Aton Resources a obtenu une licence d’exploitation initiale de 20
ans couvrant 57,66 km², incluant les secteurs de Hamama West et Rodruin. Les
autorités indiquent que l’entreprise intensifie actuellement ses opérations
afin de générer rapidement des flux de trésorerie, destinés à financer
l’expansion des activités d’exploration aurifère et argentifère dans le Sahara
oriental.
Cette montée en puissance s’inscrit dans
une stratégie nationale plus large visant à transformer l’Égypte en hub minier
mondial. Le pays, qui compte déjà trois mines majeures en termes de réserves,
s’appuie sur des réformes législatives et des infrastructures modernisées pour
attirer les grandes compagnies internationales.
À l’horizon 2030, le ministère du Pétrole
et des Ressources minérales ambitionne de porter la production nationale d’or à
800 000 onces par an et celle des autres minéraux à 30 millions de tonnes. Le
secteur affiche déjà une croissance robuste : sur l’exercice 2024-2025, la
production aurifère a progressé de 14 %, atteignant 640 000 onces. Fort de
cette dynamique, l’État égyptien vise désormais l’injection d’un milliard de
dollars de nouveaux investissements dans ce secteur stratégique d’ici la fin de
la décennie.
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