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Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play StoreLe président nigérian Bola Tinubu a ordonné l'ouverture d'une enquête après la découverte d'une agence gouvernementale fictive qui avait réussi à s'installer dans des bâtiments officiels et à être inscrite au budget fédéral avec une allocation de près de 1,3 milliard de nairas (environ 944.300 dollars), une affaire qui ravive les interrogations sur les mécanismes de contrôle des finances publiques au Nigeria.
La présidence a annoncé que la Commission
indépendante sur les pratiques de corruption et autres infractions connexes
(ICPC) disposait de 30 jours pour faire la lumière sur les activités du
prétendu Presidential Foreign Intervention Promotion Council, une structure qui
ne figure dans aucun texte législatif nigérian.
Selon les premières informations, cette
organisation s'était établie au sein du Secrétariat du gouvernement fédéral à
Abuja et devait bénéficier d'un financement public au titre du budget 2026,
malgré son absence de reconnaissance juridique.
L'enquête portera notamment sur des
soupçons de falsification de lettres de nomination, d'usurpation d'une
désignation présidentielle afin d'obtenir une reconnaissance institutionnelle,
ainsi que sur l'utilisation présumée de ce statut pour solliciter des appuis
diplomatiques, notamment dans les procédures de délivrance de visas.
Le porte-parole de la présidence, Bayo
Onanuga, a qualifié Adeniyi Adeyemi Matthew, qui se présentait comme directeur
de cette entité, d'« escroc » au passé marqué par des représentations
frauduleuses.
La présidence insiste toutefois sur le fait
qu'aucun décaissement de fonds publics n'a été effectué au profit de cette
agence. Cette précision n'a pas empêché l'affaire de susciter de vives
critiques, plusieurs observateurs s'interrogeant sur les défaillances
administratives ayant permis à une structure inexistante d'être intégrée aux
documents budgétaires de l'État.
Pour les marchés et les partenaires
financiers, cette affaire remet en lumière les défis persistants liés à la
gouvernance budgétaire et à la transparence des dépenses publiques dans la
première économie d'Afrique. Elle intervient alors que le gouvernement de Bola
Tinubu poursuit un vaste programme de réformes destiné à restaurer la
crédibilité des finances publiques, attirer davantage d'investissements et
améliorer la confiance des bailleurs internationaux.
Selon les médias nigérians, Adeniyi Adeyemi
Matthew affirme avoir été nommé sur la base d'une lettre signée par le chef de
cabinet du président, Femi Gbajabiamila, qui dément toute implication et
affirme ne pas connaître l'intéressé.
Le principal suspect doit comparaître
devant la justice le 27 juillet, une procédure qui pourrait mettre au jour les
failles ayant permis à cette « agence fantôme » de s'introduire au cœur de
l'administration fédérale.
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