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Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play StoreLors d'une
discussion trimestrielle sur les perspectives économiques organisée par Channel
1 TV à Accra le 27 avril, trois des principales associations d'entreprises du
Ghana et un économiste universitaire ont apporté leur soutien collectif aux
interventions coûteuses de stabilisation de la Banque du Ghana (BoG). Pour eux les actions de la Banque du
Ghana sont essentielles plutôt qu'excessives.
L' Association des industries du
Ghana ( AGI ), l'Union des commerçants du Ghana (GUTA) et
la Chambre nationale de commerce et d'industrie du Ghana (GNCCI) ont apporté
leur soutien, arguant que les sacrifices financiers absorbés par la banque
centrale étaient à la fois nécessaires et justifiés compte tenu de l'ampleur de
la crise économique qui les a précédés.
Au cœur du débat se
trouvent les coûts supportés par la banque centrale pour rétablir la stabilité
des prix et du taux de change. Des données exclusives indiquent que la Banque
du Ghana (BoG) a dépensé 16,7 milliards de GH₵ en opérations d'open market (OMO) en 2025, soit près du double des 8,6 milliards de GH₵ enregistrés en 2024. La banque centrale a ainsi absorbé massivement l'excédent de liquidités pour maîtriser l'inflation. Des risques financiers
supplémentaires sont apparus suite à l'initiative d'échange d'or contre des devises, qui aurait
généré des pertes d'environ 300 millions de dollars, et au programme d'échange
d'or contre du pétrole, qui a subi des pertes supplémentaires dues à des
transactions prolongées après sa suspension. Conjuguées aux plus de 11
milliards de dollars injectés sur le marché des changes par le biais du Ghana
Gold Board (GoldBod), ces interventions ont lourdement pesé sur le bilan de la
banque centrale.
Le vice-président
de la GUTA, Joseph Paddy, a souligné l'importance concrète de la stabilité des
taux de change pour les importateurs et les commerçants, faisant remarquer que
des taux prévisibles permettent aux entreprises d'établir des projections financières
précises et de planifier leurs opérations avec sérénité. Il a exhorté le
gouvernement à pérenniser ces acquis, insistant sur le fait que la constance
est essentielle à une croissance durable.
L'économiste Gloria Afful-Mensah, de l'Université du Ghana, qui s'est également exprimée lors du forum, a présenté les pertes de la banque centrale comme des choix politiques délibérés plutôt que comme le fruit d'une mauvaise gestion. Selon elle, la Banque du Ghana a sacrifié sa propre solidité financière pour protéger les ménages et les entreprises d'une inflation galopante et d'un effondrement monétaire. Elle a toutefois averti que si ces pertes persistent en 2026 sans justification par des mesures correctives en cours, cela révélerait un problème différent et plus préoccupant.
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