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Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play StoreLes États de la Communauté économique et monétaire
de l'Afrique centrale (CEMAC) ont levé 6.764,7 milliards de FCFA (près de 12
milliards de dollars) sur le marché des titres publics de la Banque des États
de l'Afrique centrale (BEAC) au premier trimestre 2026, soit une hausse de
1.064,8 milliards de FCFA par rapport à la même période précédente. Cette
progression confirme le rôle grandissant du marché régional de la dette dans le
financement des budgets publics, sur fond de pressions persistantes sur les
finances des États.
Les émissions ont été principalement réalisées à
travers des Bons du Trésor assimilables (BTA) à court terme et des Obligations
du Trésor assimilables (OTA) à moyen et long terme. Le Cameroun et le Gabon ont
conservé leur statut de principaux emprunteurs de la sous-région, tant en
volume qu'en fréquence des adjudications, tandis que le Congo et le Tchad ont
sensiblement accru leur présence sur le segment obligataire.
Cette montée en puissance des levées de fonds
reflète toutefois des besoins de refinancement de plus en plus importants. Une
part significative des ressources mobilisées est destinée au remboursement
d'échéances de dette arrivant à maturité, plutôt qu'au financement de nouveaux
investissements. Ce recours croissant à la nouvelle dette pour honorer les
engagements existants souligne la pression qui s'exerce sur la soutenabilité
des finances publiques de plusieurs États de la CEMAC.
En quelques années, le marché des titres publics de
la BEAC s'est imposé comme le principal canal de financement des Trésors
nationaux. Les banques commerciales de la région, disposant d'importantes
liquidités, continuent d'y trouver des placements attractifs, bénéficiant d'un
traitement prudentiel favorable.
Malgré cet intérêt des investisseurs institutionnels, le coût du financement demeure élevé. Les rendements exigés dépassent fréquemment 7 % sur les maturités longues, traduisant une prime de risque toujours importante sur les signatures souveraines de la région. Cette situation illustre les arbitrages auxquels sont confrontés les États d'Afrique centrale, partagés entre des besoins de financement croissants et un coût de la dette qui continue de peser sur leurs marges budgétaires.
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