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Croissance : la Banque mondiale abaisse sa prévision pour le Kenya

13/07/2026
Source : ORISHAS FINANCE
Catégories: Secteurs

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La Banque mondiale a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour le Kenya, estimant que la première économie d'Afrique de l'Est devrait enregistrer une expansion de 4,3 % en 2026, contre une estimation de 4,9 % publiée en novembre. Pour 2027, l'institution anticipe une croissance de 4,4 %, un rythme inférieur aux projections du gouvernement kényan.

 

Cette révision reflète principalement les conséquences du conflit impliquant les États-Unis, Israël et l'Iran, dont les répercussions sur les marchés de l'énergie et le commerce mondial devraient peser sur l'activité économique kényane.

 

Le ministère kényan des Finances demeure plus optimiste, tablant sur une croissance de 5,0 % cette année et de 5,2 % en 2027. En 2024, l'économie avait progressé de 4,6 %.

 

Dans sa dernière mise à jour économique, la Banque mondiale estime que la hausse des cours mondiaux de l'énergie et l'incertitude géopolitique devraient renchérir les coûts de production, ralentir l'investissement privé et réduire le pouvoir d'achat des ménages, sous l'effet de l'augmentation des prix des produits importés et d'un ralentissement attendu des transferts de fonds de la diaspora.

 

L'institution souligne toutefois que plusieurs facteurs devraient limiter l'ampleur du ralentissement. De bonnes performances agricoles, une politique monétaire plus accommodante, la stabilité du shilling et la reprise du crédit au secteur privé devraient soutenir la demande intérieure et l'activité économique.

 

Le principal risque identifié reste l'impact durable des tensions au Moyen-Orient. La flambée des prix du pétrole provoquée par les perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz pourrait alimenter l'inflation et accroître les coûts de transport, avec des effets directs sur les prix des biens de consommation.

 

Selon la Banque mondiale, cette hausse des coûts de l'énergie pourrait relever le taux de pauvreté de 2 à 4,5 points de pourcentage, faisant basculer entre un et 2,4 millions de Kényans supplémentaires sous le seuil de pauvreté fixé à 3 dollars par jour.

 

Au-delà des risques extérieurs, l'institution met également en garde contre les vulnérabilités internes. Les aléas climatiques continuent de menacer la production agricole, tandis que l'approche des élections générales d'août 2027 pourrait freiner les investissements privés, retarder les réformes économiques et accentuer les pressions sur les finances publiques.

 

La Banque mondiale estime en effet que les dépenses liées au cycle électoral risquent de compliquer les efforts de consolidation budgétaire, alors qu'une montée des incertitudes politiques pourrait éroder la confiance des entreprises et des ménages. Dans ce contexte, le maintien de la discipline budgétaire et l'accélération des réformes structurelles apparaissent comme des leviers essentiels pour préserver la résilience de l'économie kényane.


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