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Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play StoreLes infrastructures
numériques se développent en Afrique et de plus en plus de données personnelles
sont collectées. Pour cela, plusieurs pays du continent ont mis en place des
lois et des règlementations visant à encadrer la collecte, le traitement et la
conservation des données personnelles.
37 sur 54 pays
africains disposent d’une loi nationale sur la protection des données selon le
rapport « Etat des lieux des législations sur la protection des données
personnelles en Afrique » de Africa Cybersecurity Magazine publié le 15
février 2024. Il s’agit notamment de l’Afrique du Sud, Algérie, Angola, Bénin,
Botswana, Burkina Faso, Cap-Vert, Comores, République Démocratique du Congo, République
du Congo, Côte d’Ivoire, Egypte, Eswatini, Gabon, Ghana, Guinée, Guinée
équatoriale, Kenya, Lesotho, Madagascar, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie,
Niger, Nigeria, Ouganda, Rwanda, Sao-Tomé-et-Principe, Sénégal, Seychelles, Tanzanie,
Tchad, Togo, Tunisie, Zambie, Zimbabwe.
En effet, l’Afrique du
Sud entre dans une nouvelle ère pour la protection des données et l’accès à
l’information avec l’entrée en vigueur le 1er juillet 2021 de la loi
sur la protection des données à caractère personnel (POPIA- Protection
of Personal Information Act). Cette loi fixe les bases légales des
traitements (consentement, exécution d’un contrat, respect d’une obligation
légale, intérêt légitime de la personne concernée, exécution d’une mission
d’intérêt public, intérêt légitime du responsable du traitement). Selon la « Loi sur la
protection de la vie privée en Afrique du Sud » écrit
par Heidi Barter,
les sanctions prévues par la loi POPIA peuvent inclure des amendes pouvant
atteindre 10 millions de rands ou une peine d’emprisonnement d’une durée
maximale de 10 ans, voire les deux.
Au Cameroun, le
Président de la République a promulgué la loi N°2024/017 du 23 décembre 2024,
relative à la protection des données à caractère personnel. Cette législative
vise à garantir les droits fondamentaux des citoyens dans le traitement de leurs
données. Elle encadre notamment les formalités préalables aux traitements,
défini les droits des individus et prévoit des sanctions administratives en cas
de non-respect.
Pour sa part, le Togo
s’est doté d’une loi protectrice des données. Il s’agit de la Loi N° 2019-014
du 29 Octobre 2019 relative à la protection des données à caractère personnel. A
travers cette loi, le pays réglemente la collecte, le traitement, la
transmission, le stockage, l’usage et la protection des données à caractère
personnel. Par ailleurs, l’Instance de Protection des Données à Caractère
Personnel (IPDCP) créée par cette loi a démarré sa mission à Lomé le vendredi 28
mars 2025, laquelle est de veiller : à la conformité des traitements des
données personnelles, à la gestion éthique et sécurisée des donnée
personnelles.
En Côte d’Ivoire, l’exploitation des
données à caractère personnel est assujettie à des règles juridiques
rigides qui donnent toute la latitude aux utilisateurs du numérique d’accepter
ou non que leurs données personnelles soient utilisées par des tiers et de
définir comment cela doit se faire le cas échéant. En effet, le lundi 19 juin
2023, à Abidjan-Plateau, s’est tenue la 1ère édition du Forum
national sur la protection des données à caractère personnel (FNPDCP).
Cette rencontre a permis d’aborder les thématiques liées à la «
revue de la loi N°2013-450 du 19 juin 2013 relative à la
protection des données à caractère personnel » ; une loi adoptée pour
répondre aux exigences de la transformation numérique.
En outre, l’édition 2026 de la journée
internationale de la protection des données à caractère personnel a
été marquée en Côte d’Ivoire par une séance de sensibilisation des jeunes à l'institut
national de la jeunesse et des sport ‘’Injs’’, à Marcory. Information
et consentement avant exploitation, droit d’accès, droit à la portabilité des
données, droit d’opposition, droit de rectification et de suppression, droit à
l’effacement, droit de saisir l’autorité de protection des données, etc ont été
abordés.
Au Bénin, le traitement
des données à caractère personnel est effectué dans le cadre de la Loi n°
2017-20 portant code du numérique en République du Bénin. Le 15 avril 2025, l’Autorité de
protection des données à caractère personnel (APDP) du Bénin a annoncé la
signature d’un protocole de coopération avec son homologue malienne.
L’initiative vise à renforcer les liens entre les deux institutions dans un
contexte où les enjeux liés à la souveraineté numérique prennent de l’ampleur
en Afrique de l’Ouest.
Bien que la majorité des pays africains se sont dotés de lois sur la
protection des données, des défis majeurs subsistent toujours.
Pierrette COLICO
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