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Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play StoreLes entreprises étrangères qui considéraient la retenue à la
source comme leur ultime obligation fiscale au Nigéria doivent désormais revoir
leur copie. La loi nigériane sur l’administration fiscale de 2025 introduit une
exigence d’enregistrement obligatoire, sous peine de lourdes conséquences pour
leurs partenaires locaux.
Désormais, toute entreprise nigériane qui contracte avec une
entité étrangère non enregistrée s’expose à une amende administrative de 5
millions de nairas. En transférant la sanction sur la partie contractante
locale, le législateur fait peser le risque de non-conformité sur les sociétés
nigérianes, ce qui pourrait freiner les transactions transfrontalières.
La disposition clé figure à l’article 100(2) de la loi, qui
prévoit qu’« tout organisme statutaire ou société qui attribue un contrat à une
personne non enregistrée est passible d’une amende administrative de 5 000 000
N ».
Jusqu’ici, de nombreuses sociétés non résidentes estimaient
que la retenue à la source (WHT), lorsqu’elle constituait un impôt final,
suffisait à éteindre toute obligation fiscale. Cette logique demeure en
principe valable : selon le cabinet EY, la WHT reste un impôt définitif pour
les sociétés non résidentes ne disposant ni d’établissement stable (PE) ni de
présence économique significative (SEP) au Nigéria.
Mais l’environnement réglementaire a évolué. Dans une
analyse intitulée « L’enregistrement fiscal des sociétés non résidentes au
Nigéria : un changement subtil mais significatif dans le paysage fiscal
international du Nigéria », EY souligne que si le principe de l’imposition par
retenue à la source n’a pas été fondamentalement modifié, « les exigences
administratives régissant l’enregistrement fiscal se sont considérablement
étendues ».
En vertu de l’article 17 de la loi fiscale nigériane, les
services offshores fournis à un résident nigérian restent soumis à la retenue à
la source, laquelle constitue en principe l’impôt final, sauf si le revenu est
attribuable à un établissement stable.
Les réformes récentes ne traduisent donc pas une extension
généralisée des droits d’imposition sur les sociétés non résidentes. Selon EY,
le changement est moins fiscal que procédural. L’analyse des articles 4, 6,
100(2) et 147 montre que l’immatriculation et l’identification fiscales suivent
désormais « une voie de conformité parallèle et de plus en plus indépendante ».
Pour les entreprises étrangères actives au Nigéria, la
conformité administrative devient ainsi un impératif stratégique. Au-delà de la
charge fiscale, c’est désormais l’accès même au marché nigérian qui pourrait
dépendre d’une formalité d’enregistrement devenue incontournable.
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04/03/2026 - Secteurs
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