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Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play StoreCe jeudi, les Bourses européennes devraient ouvrir
en ordre dispersé, alors que les investisseurs assimilent les annonces au ton
restrictif de la Réserve fédérale (Fed) américaine et attendent la décision de
politique monétaire de la Banque d'Angleterre (BOE).
Le groupe de BTP et de concessions Vinci a annoncé
une légère hausse de la fréquentation de ses aéroports (+0,1% sur un an) et de
ses autoroutes (+0,3% sur un an) en mai.
Le spécialiste des membranes cryogéniques
Gaztransport et Technigaz a de son côté annoncé avoir reçu une commande de
China Chengda Engineering Co., Ltd, pour la conception de trois réservoirs
terrestres de stockage de gaz naturel liquéfié (GNL) d'une capacité de 240.000
mètres cubes chacun.
Le constructeur automobile Renault a annoncé
mercredi soir avoir obtenu l'ensemble des autorisations réglementaires
nécessaires pour acquérir les parts de Volvo Group et CMA CGM dans Flexis, et
ainsi porter sa participation à 100%. Flexis est la coentreprise fondée par les
trois groupes en 2024 pour la production de véhicules utilitaires légers
électriques.
Le groupe de transport aérien Air France-KLM a annoncé la signature d'une
nouvelle ligne de crédit multi-usages de 1 milliard d'euros.
Vers 8h10, le contrat à terme sur le CAC 40 perdait
0,2%, selon les données du courtier IG.
Ce matin, avant une série d'annonces de politique monétaire, en particulier
celle de la BOE au Royaume-Uni, les contrats à terme sur les marchés d’actions
européens évoluent de façon contrastée ce matin.
Vers 8h10, le contrat à terme sur le DAX 40 à
Francfort gagnait 0,1%, tandis que le FTSE 100 à Londres abandonnait 0,4%,
selon les données du courtier IG.
La réouverture prévue du détroit d'Ormuz pourrait
également atténuer les tensions sur les prix de l'énergie.
Le marché s'attend à ce que la banque centrale britannique maintienne jeudi son
taux directeur à 3,75%, alors que le taux d'inflation au Royaume-Uni s'est
révélé plus faible que prévu pour le mois de mai, à 2,8% comme en avril.
Ian Corfield, directeur général de Secure Trust Bank, « pour la Banque
d'Angleterre, [le taux d'inflation en mai] plaide largement en faveur d'un
statu quo sur les taux lors de la réunion de [jeudi]. Bien que les tensions
liées à l'énergie puissent continuer à se répercuter au fil du temps, ce
chiffre suggère que l'inflation n'est pas en train de déraper, et donne aux
banquiers centraux plus de confiance dans le fait que les taux peuvent rester à
leur niveau actuel pour l'instant ».
La Bourse de New York a terminé mercredi en net repli
après les annonces de la Fed, qui a signalé qu'elle pourrait relever ses taux
d'ici à la fin de l'année pour lutter contre l'inflation. Les anticipations
d'une politique monétaire plus restrictive ont fait bondir les taux des
obligations du Trésor américain.
Après avoir inscrit un nouveau record la veille,
l'indice Dow Jones a reculé de 1%, à 51.492,55 points. Le S&P 500 a cédé de
son côté 1,2%, à 7.420,10 points, tandis que le Nasdaq Composite a abandonné
1,3%, à 26.021,66 points.
Pour sa première réunion sous la présidence de Kevin
Warsh, la banque centrale américaine a décidé sans surprise mercredi de
maintenir son principal taux directeur dans une fourchette de 3,5% à 3,75%.
Mais les membres de l'institution ont laissé entendre qu'ils pourraient être
amenés à se montrer plus fermes contre une inflation qui se maintient au-dessus
des 2% par an.
Selon leurs projections mises à jour mercredi, la
moitié des responsables de la Fed prévoit à présent un relèvement des taux d'un
quart de point avant la fin de l'année. L'autre moitié anticipe majoritairement
un maintien du statu quo ou, pour un seul des responsables, un léger
assouplissement.
La prévision moyenne d'inflation pour 2026 a été fortement relevée, à 3,6% au
lieu de 2,7% en mars dernier, alors que les prix à la consommation ont grimpé
ces dernières semaines notamment sous l'effet de la flambée des cours du
pétrole provoquée par la guerre en Iran.
Lors de sa conférence de presse, le nouveau président de la Fed a présenté des
pistes pour réformer le fonctionnement de la banque centrale, mais il a
également fait part de sa détermination à ramener l'inflation vers l'objectif
de 2%. A ce stade, l'objectif d'inflation de 2% reste en vigueur et n'a pas de
raison d'être remis en cause tant qu'il n'est pas atteint, a précisé Kevin
Warsh, tout en saluant la bonne tenue du marché de l'emploi aux Etats-Unis,
l'autre partie du mandat de l'institution.
Du côté des entreprises, Apple prévoit d'augmenter
les prix de ses produits pour compenser la flambée des coûts des puces de
mémoire et de stockage, a indiqué le directeur général du groupe technologique,
Tim Cook, dans un entretien exclusif avec le Wall Street Journal.
"Malheureusement, les augmentations de prix sont inévitables", a-t-il
souligné. "Nous faisons de notre mieux pour atténuer les énormes hausses
qui nous sont transférées, et nous avons essayé de protéger nos clients de ces
augmentations, mais la situation est devenue intenable."
En Asie, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo gagnait 1,8% jeudi en fin de
séance. L'indice Shanghai Composite cédait 0,2%, tandis que le Hang Seng de la
Bourse de Hong Kong fléchissait de 2%.
Le taux du titre à deux ans abandonnait 2,3 points de base, à 4,17%. Vers
8h10, le taux de l'obligation du Trésor américain à dix ans perdait 4,5 points
de base, à 4,46%.
Le billet vert était stable face à la devise
japonaise, à 160,63 yens. Vers 8h10, l'euro montait de 0,2%, à 1,1520
dollar.
Ce matin, les cours du pétrole reculent, tandis que
les opérations attendent la réouverture du détroit d'Ormuz.
Le contrat de juillet sur le brut léger doux (WTI)
coté au Nymex baissait de 2,45 dollars, soit 3,2%, à 74,34 dollars le baril. Vers
8h10, le contrat d'août sur le Brent de mer du Nord coté à Londres perdait 2,23
dollars, soit 2,8%, à 77,33 dollars le baril.
Le "protocole d'accord" entre les
Etats-Unis et l'Iran visant à mettre fin aux hostilités verrait Téhéran rouvrir
le détroit après la levée par les Etats-Unis des sanctions sur ses ventes de
pétrole.
Selon les analystes d'ANZ
Research, « les cours du secteur de l’énergie ont baissé en raison des craintes
d’un bond de l’offre ».
Pour ces analystes, « on craint toujours que les armateurs hésitent à
renvoyer des pétroliers dans le golfe Persique tant qu'il y a un risque que
l'accord échoue ».
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