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Transparence financière : Le Zimbabwe cherche à mieux encadrer le secteur du Crypto-actifs

22/06/2026
Source : ORISHAS FINANCE
Catégories: Secteurs

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Le vendredi 12 juin 2026, le gouvernement du Zimbabwe a annoncé qu’il allait obliger les entreprises opérant dans le secteur des crypto‑monnaies à s’enregistrer auprès des autorités financières, dans le cadre d’un dispositif destiné à encadrer un marché jusque‑là largement informel.

 

L’usage des crypto-actifs progresse dans plusieurs économies africaines. Les autorités zimbabwéennes cherchent à mieux encadrer ce secteur confronté à des enjeux de transparence financière, de protection des investisseurs et de lutte contre les flux illicites.

Le pays rejoint ainsi un nombre croissant de nations africaines, dont l'Afrique du Sud, le Nigeria, le Kenya et Maurice, qui ont entrepris de réguler les actifs numériques face à l'explosion de leur usage sur le continent.

L'initiative du Zimbabwe s'inscrit dans une dynamique mondiale de régulation des cryptomonnaies, suite à une série de faillites retentissantes de plateformes d'échange, d'affaires de fraude et d'inquiétudes liées au blanchiment de capitaux.

Selon des règlements émis par le ministre des Finances, Mthuli Ncube, et rapportés par Reuters, les sociétés impliquées dans l’achat, la vente, le transfert ou la conservation d’actifs numériques devront désormais s’inscrire chaque année auprès de la Financial Intelligence Unit (FIU), un organisme de lutte contre le blanchiment d’argent hébergé au sein de la Banque de réserve du Zimbabwe.

L’enregistrement sera assorti de frais de 500 USD pour la première inscription et de 400 USD pour le renouvellement annuel. Toute exploitation sans enregistrement sera considérée comme une infraction, marquant la volonté des autorités de placer le secteur sous un cadre de surveillance formelle.

Dans de nombreux pays africains, les crypto‑monnaies sont de plus en plus utilisées comme alternative aux circuits bancaires traditionnels, notamment en raison des coûts élevés des transferts internationaux. La Banque mondiale indique que les frais de transferts en Afrique subsaharienne figurent parmi les plus élevés au monde, dépassant régulièrement 6 % du montant envoyé.


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