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Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play StoreLe vendredi 12 juin
2026, le gouvernement du Zimbabwe a annoncé qu’il allait obliger les
entreprises opérant dans le secteur des crypto‑monnaies à s’enregistrer auprès
des autorités financières, dans le cadre d’un dispositif destiné à encadrer un
marché jusque‑là largement informel.
L’usage des
crypto-actifs progresse dans plusieurs économies africaines. Les autorités
zimbabwéennes cherchent à mieux encadrer ce secteur confronté à des enjeux de
transparence financière, de protection des investisseurs et de lutte contre les
flux illicites.
Le pays rejoint
ainsi un nombre croissant de nations africaines, dont l'Afrique du Sud, le
Nigeria, le Kenya et Maurice, qui ont entrepris de réguler les actifs
numériques face à l'explosion de leur usage sur le continent.
L'initiative du
Zimbabwe s'inscrit dans une dynamique mondiale de régulation des
cryptomonnaies, suite à une série de faillites retentissantes de plateformes
d'échange, d'affaires de fraude et d'inquiétudes liées au blanchiment de
capitaux.
Selon des
règlements émis par le ministre des Finances, Mthuli Ncube, et rapportés par
Reuters, les sociétés impliquées dans l’achat, la vente, le transfert ou la
conservation d’actifs numériques devront désormais s’inscrire chaque année
auprès de la Financial Intelligence Unit (FIU), un organisme de lutte contre le
blanchiment d’argent hébergé au sein de la Banque de réserve du Zimbabwe.
L’enregistrement
sera assorti de frais de 500 USD pour la première inscription et de 400 USD
pour le renouvellement annuel. Toute exploitation sans enregistrement sera
considérée comme une infraction, marquant la volonté des autorités de placer le
secteur sous un cadre de surveillance formelle.
Dans de nombreux pays africains, les crypto‑monnaies sont de plus en plus utilisées comme alternative aux circuits bancaires traditionnels, notamment en raison des coûts élevés des transferts internationaux. La Banque mondiale indique que les frais de transferts en Afrique subsaharienne figurent parmi les plus élevés au monde, dépassant régulièrement 6 % du montant envoyé.
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