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Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play StoreLes petites et moyennes entreprises (PME) sont le moteur de l'économie africaine. Elles représentent environ 90 % du tissu économique et 40 % du PIB du continent. Les PME emploient plus de la moitié de la population active jusqu'à 60 % selon la Banque mondiale. Cependant, ces Micros-entreprises manquent cruellement de financements pour soutenir leur croissance, ce qui freine leur essor.
Malgré leur importance, les PME
africaines font face à plusieurs obstacles lorsqu’il s’agit d’obtenir des
financements. Les estimations de la Banque mondiale montrent que 80 % des PME
africaines n’ont pas accès au financement bancaire. En
effet, le déficit de financement des PME en Afrique subsaharienne, estimé à
plus de 300 milliards USD, compromet leur capacité à se développer, à embaucher
et à améliorer leurs opérations. Cette situation freine la croissance et
l’innovation dans la région, particulièrement face aux turbulences
macroéconomiques et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement.
Lors d’un entretien avec Africa24, Didier
ACOUETEY, Président de Africa SME Champions Forum – Togo a
indiqué : « le capital de PME, que nous avons sur le continent, vous
en avez très peu qui arrive à passer à l’échelle pour des problèmes
d’organisation, d’accès au financement, d’accès à des marchés et de gouvernance
de manière générale. On estime qu’à peine 20 % des financements des PME,
proviennent du système financier traditionnel 80 % des PME, se débrouillent en
matière de financement avec un déficit qu’on estime à plus de 300 milliards de
dollars »
Les obstacles les plus récurent sont :
Accès limité au crédit bancaire : Les banques
considèrent souvent les PME comme des investissements à haut risque, en raison
d’un manque de garanties ou d’un historique financier insuffisant.
Coûts de financement élevés : Les taux
d’intérêt pratiqués par les institutions financières sont souvent prohibitifs
pour les petites structures.
Manque de diversification des sources de
financement : En l’absence d’alternatives comme les fonds de
capital-risque, les PME se tournent principalement vers les banques, qui sont
parfois inaccessibles.
« Les petits entrepreneurs en Afrique sont
rarement en mesure de satisfaire aux conditions fixées par les institutions
financières. Les PME sont jugées risquées à financer par les institutions
financières, en raison du manque d’informations sur les capacités de
remboursement des entrepreneurs et de la faiblesse des garanties.
Parallèlement, le système financier de la plupart des pays d’Afrique est
sous-développé et offre donc peu d’outils de financement : les marchés des
capitaux restent embryonnaires, l’actionnariat est limité et les instruments de
financement à long terme sont inexistants pour les PME. Les intermédiaires
financiers non bancaires, tels que les organismes de micro-crédit, pourraient
jouer un rôle important dans les prêts aux plus petites des PME, mais ne
disposent pas de capacités suffisantes pour suivre leurs clients lorsque
ceux-ci se développent » fait savoir Céline Kauffmann, Auteure du magazine
‘’Le financement des PME en Afrique’’ dans ‘’Repères n°7
découle des Perspectives économiques en Afrique 2004/2005, une co-édition de la
Banque africaine de développement et le Centre de développement de l’OCDE’’.
Les actions des banques et microfinances
pour la croissance des PMEs africaines
Les Petites et Moyennes Entreprises (PME) africaines
représentent 90 % de l’économie africaine et génèrent plus de 50 % des emplois,
a estimé le site d’information Africa24 dans son journal du 2 février 2025 sur le
déficit de financement des PME en Afrique. En effet, les subventions sont des
leviers essentiels pour soutenir leur croissance et innovation. Pour ce fait, de
2024 à 2025, plusieurs programmes internationaux proposent des aides
financières et des ressources pour stimuler l’entrepreneuriat sur le
continent. Il s’agit notamment du Fonds MasterCard Foundation pour une
agriculture résiliente et prospère qui propose un programme de
financement important, allant de 500 000 à 2,5 millions USD, pour les projets
novateurs dans le secteur agricole. Ce fonds cible spécifiquement les
initiatives axées sur une agriculture résiliente et durable, en mettant
l’accent sur des modèles qui favorisent la prospérité des communautés locales
tout en tenant compte des défis environnementaux.
Le Fonds fiduciaire multidonateurs pour
l’entrepreneuriat des jeunes, fonds de le Banque Africaine de développement (BAD) vise
à soutenir les startups dirigées par des jeunes et des femmes, en proposant une
aide financière mais aussi un accompagnement technique. En investissant dans
cette nouvelle génération d’entrepreneurs, le programme cherche à renforcer
l’inclusion économique et à créer des opportunités d’emploi à grande échelle.
Afin de renforcer l'accès à des produits
alimentaires abordables et de haute qualité au Maroc et en Côte d’Ivoire, IFC,
Fipar Holding et CDG Invest Growth ont annoncé le 4 octobre 2024 un
investissement dans Retail Holding, un acteur majeur de la distribution de
produits alimentaires et de grande consommation basé au Maroc. Ce partenariat
permettra à Retail Holding de développer ses activités au Maroc et en Côte
d’Ivoire, notamment dans des régions moins desservies, de soutenir la création
d’emploi et de contribuer au renforcement des chaînes d’approvisionnement
alimentaires locales.
Au Mali, la
Société
financière Internationale (IFC), une organisation du Groupe de la Banque
mondiale consacrée au secteur privé a annoncé le 30 octobre 2025 la conclusion d’un
partenariat avec la Banque nationale de développement agricole (BNDA) pour
soutenir les petites et moyennes entreprises et stimuler la création d’emplois
dans le secteur agricole malien.
Le
prêt d'un montant de 40 millions de dollars américains accordé par IFC
permettra à la BNDA de doubler son portefeuille de crédit destiné aux petites
et moyennes entreprises (PME) au Mali, pour atteindre plus de 270 millions de
dollars au cours des cinq prochaines années. L'accent sera mis sur les petits
exploitants agricoles, les coopératives et les entreprises orientées vers
l’agriculture durable. Ce
financement devrait générer entre 8 600 et 14 200 emplois directs et indirects
au cours des cinq prochaines années, et accroître de près de 90 % le
portefeuille de financements verts de la BNDA.
En Côte d'Ivoire, l’IFC a annoncé le 20 mars 2025 deux investissements et
un projet de services-conseils conseil en faveur de la Société Générale Côte
d'Ivoire (SGCI), la Société Ivoirienne de Banque (SIB) et Bridge Bank Group
Côte d'Ivoire (BBGCI). Ces investissements permettront de renforcer l'accès au
financement de milliers de petites entreprises en Côte d'Ivoire, en mettant
l'accent sur celles détenues et dirigées par des femmes. A l’occasion de la
signature d’accord, Sérgio Pimenta, vice-président pour l'Afrique d’IFC a
indiqué que « ces projets soulignent l'engagement croissant d’IFC en
faveur d'une croissance économique inclusive et du développement en Côte
d'Ivoire et faciliteront l'accès au financement pour les PME du pays, les
aidant à se développer, à créer des emplois et à pénétrer de nouveaux marchés ».
Pour sa part, la Banque
africaine de développement facilite l’accès au financement des Pme grâce aux
institutions locales. D’après un document de l’institution, le Programme
panafricain des Petites et moyennes entreprises (Pme) soutient les institutions
financières africaines locales (If), afin d’être en mesure de fournir avec
succès des financements pertinents au Pme et construire un portefeuille robuste
et fiable. Ce programme
cherche à identifier les demandes d’assistance des processus pour soutenir
jusqu’à 25 institutions financières avec une enveloppe d’un montant total de
125 millions de dollars Us. Une partie sera consacrée aux institutions
financières axées sur les femmes entrepreneures. A
travers ce Programme panafricain des Pme, la Bad cherche à combler à la fois
les lacunes du marché local, mais également la demande de financement entre les
institutions financières et les Pme, de sorte que le financement soit plus
facilement disponible pour le compte aussi bien des institutions financières
que des Pme. Aussi, la Bad fournit des prêts pouvant atteindre un maximum de
50% du capital de l’emprunteur, y compris les bénéfices non répartis. Les
lignes de crédit doivent être uniquement utilisées pour des prêts aux
Pme.
En Mauritanie, la Banque El Amana (BEA) et la
Société Financière Internationale (SFI), membre du Groupe de la Banque
mondiale, ont signé un accord de financement senior de 30 millions USD destiné
à renforcer la croissance des Micro, Petites et Moyennes Entreprises (MPME). Cette
opération marque une étape importante dans la consolidation de la BEA en tant
qu’acteur national majeur de la finance inclusive, tout en réaffirmant son
engagement pour un développement économique durable et à fort impact. Au moins
20 % de la ligne de financement seront spécifiquement consacrés aux entreprises
féminines, témoignant de la volonté commune de la BEA et de la SFI de
promouvoir l’autonomisation économique des femmes.
Par ailleurs, dans un contexte stratégique pour
l’essor des PME de la zone UEMOA, la
Compagnie Financière Africaine (COFINA) signe avec l’Institut Officiel de
Crédit (ICO) du Royaume d’Espagne un partenariat à hauteur de 10 millions
d’euros, soit plus 6,5 milliards de FCFA. Cet
accord de prêt d’une durée de 7 ans a été signé depuis 2023 sous l’égide du
Programme espagnol de financement de la microfinance en Afrique subsaharienne
et appuyé par l’Agence Espagnole pour la Coopération Internationale au
Développement (AECID), à travers le Fonds espagnol de promotion du
développement (FONPRODE). Ce partenariat vise un double objectif. Celui
d’améliorer l’offre à destination des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et
de renforcer l'accès au crédit pour une meilleure inclusion financière des
populations de la zone UEMOA.
Aussi, le Groupe COFINA en Côte d’Ivoire et au
Sénégal et la BEI ont signé 14 septembre 2023 un protocole d’accord avec le
soutien de la Commission européenne pour renforcer le développement de chaînes
de valeur agricoles durables. Cet accord prévoit le déploiement
de financements à long-terme de la BEI par COFINA Côte d’Ivoire et COFINA
Sénégal, pour respectivement 16 et 10 millions d’euros, avec le concours du
Fonds européen de développement durable plus (EFSD+). Ce partenariat s’inscrit
dans le cadre du nouvel Accord 2023-2027 entre la Commission européenne et
la BEI pour le financement du secteur privé en Afrique. A travers cet accord, environ
6 000 emplois de Petites et Moyennes Entreprises (PME) et
d’Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) seront soutenus grâce aux
financements COFINA en Côte d’Ivoire et au Sénégal.
De son côté, le Centre de Promotion et d'Encadrement
des Petites et Moyennes Entreprises (CePEPE) a donné le coup d'envoi le 29 juillet 2025,
au Bénin, d'une
formation essentiellement dédiée à la préparation des dossiers de soumission
aux appels d'offres. Cette initiative s'inscrit dans une volonté d'accompagner
les PME/PMI dans la maîtrise des procédures administratives et techniques
nécessaires à une réponse efficace aux marchés publics.
La Société financière internationale (SFI) prévoit
d’accorder une garantie de 120 millions de dollars au groupe de microfinance
BAOBAB pour couvrir les risques liés aux prêts accordés aux petites et moyennes
entreprises (PME) dans six pays africains. Il s’agit du Burkina Faso, de la
Côte d’Ivoire, de la République démocratique du Congo, de Madagascar, du Mali
et du Sénégal. Cette
facilité de crédit réparti entre six filiales du groupe de microfinance devrait
être examinée, lors du conseil d’administration de l’institution financière
prévu le 17 décembre 2025. L’objectif
principal est d’améliorer l’accès aux services financiers pour les entreprises
non ou mal desservies, notamment les microentreprises, les PME et les
entreprises détenues par des femmes. Ledit projet repose sur deux fonds
distincts. Le fonds de soutien agricole, pouvant atteindre 70 millions de
dollars. Il permettra à la SFI de garantir jusqu’à 70 % d’un portefeuille
consolidé de prêts destinés aux petits exploitants agricoles, aux coopératives,
aux PME agricoles et aux acteurs intermédiaires de la chaîne de valeur. Et le
fonds de soutien aux PME, d’un montant maximal de 50 millions de dollars,
couvrira quant à lui 50 % d’un portefeuille de prêts aux PME.
Pierrette COLICO
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