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Impact du changement climatique : le Sénégal étudie l'instauration d'une taxe carbone

13/01/2026
Source : ORISHAS FINANCE
Catégories: Secteurs

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La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) a publié un rapport économique prévisionnel. Dans le document, il modélise l'impact du changement climatique sur l'activité du Sénégal.

 

Les phénomènes extrêmes, inondations récurrentes, avancée de la mer érodant le littoral et sécheresses persistantes menacent directement les fondements de l'économie sénégalaise, notamment les secteurs clés de l’agriculture, de la pêche et du tourisme.

En effet, le rapport de la Dpee explore les voies de financement d'une transition verte, préconisant notamment l'instauration progressive d'une taxe carbone et des subventions ciblées pour les investissements privés.

En réalité, les résultats sont sans appel. Selon le scénario de référence, les dommages climatiques cumulés pourraient entraîner, en moyenne sur les 25 prochaines années, une baisse substantielle du Pib de 8,66 %, une contraction de la consommation des ménages de 9,33 % et un fléchissement de l’investissement privé de l’ordre de 11,19 %, d’ici à 2050.

Face à cette vulnérabilité accrue, la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) a rendu publique une étude prospective majeure intitulée « Quelles stratégies de mobilisation des ressources pour une croissance verte au Sénégal ».

Cette étude a comme vision de définir avec précision les leviers de financement d’une croissance à la fois verte et résiliente.

Les conclusions de ces travaux de modélisation, fondés sur un modèle économique sophistiqué, dit « Megc Vert », se révèlent particulièrement alarmantes.

Le secteur primaire, plus particulièrement l’agriculture, paierait le plus lourd tribut, avec un recul de production potentiel dépassant les 18 %, en raison de la chute de la pluviométrie et du stress thermique.

 

Un scénario alternatif, intégrant une politique d’adaptation rigoureuse financée par une réallocation des dépenses publiques courantes, permettrait non seulement d’annuler ces pertes à moyen terme, mais de générer également, à l’horizon 2050, une légère croissance du Pib (+1,27 %) et un rebond de l’investissement privé (+2,23 %).


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