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Retrouvez toute l'information économique et financière sur notre application Orishas Direct à Télécharger sur Play StoreLa Direction de la prévision et des études
économiques (Dpee) a publié un rapport économique prévisionnel. Dans le
document, il modélise l'impact du changement climatique sur l'activité du
Sénégal.
Les phénomènes extrêmes, inondations récurrentes,
avancée de la mer érodant le littoral et sécheresses persistantes menacent
directement les fondements de l'économie sénégalaise, notamment les secteurs
clés de l’agriculture, de la pêche et du tourisme.
En effet, le rapport de la Dpee explore les voies de
financement d'une transition verte, préconisant notamment l'instauration
progressive d'une taxe carbone et des subventions ciblées pour les
investissements privés.
En réalité, les résultats sont sans appel. Selon le
scénario de référence, les dommages climatiques cumulés pourraient entraîner,
en moyenne sur les 25 prochaines années, une baisse substantielle du Pib de
8,66 %, une contraction de la consommation des ménages de 9,33 % et un
fléchissement de l’investissement privé de l’ordre de 11,19 %, d’ici à 2050.
Face à cette vulnérabilité accrue, la Direction de
la prévision et des études économiques (Dpee) a rendu publique une étude
prospective majeure intitulée « Quelles stratégies de mobilisation des
ressources pour une croissance verte au Sénégal ».
Cette étude a comme vision de définir avec
précision les leviers de financement d’une croissance à la fois verte et
résiliente.
Les conclusions de ces travaux de modélisation,
fondés sur un modèle économique sophistiqué, dit « Megc Vert », se révèlent
particulièrement alarmantes.
Le secteur primaire, plus particulièrement
l’agriculture, paierait le plus lourd tribut, avec un recul de production
potentiel dépassant les 18 %, en raison de la chute de la pluviométrie et du
stress thermique.
Un scénario alternatif, intégrant une politique
d’adaptation rigoureuse financée par une réallocation des dépenses publiques
courantes, permettrait non seulement d’annuler ces pertes à moyen terme, mais
de générer également, à l’horizon 2050, une légère croissance du Pib (+1,27 %)
et un rebond de l’investissement privé (+2,23 %).
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