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Affaire tentative de corruption : une banque américaine engage des poursuites conte la RDC

15/01/2026
Catégories: Conformité

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Une société bancaire américaine a engagé des poursuites judiciaires aux États-Unis contre l’État de la République démocratique du Congo (RDC) et plusieurs hauts responsables congolais, les accusant de tentative de corruption, selon une plainte consultée mercredi par l’AFP. L’affaire met en lumière un contentieux sensible autour d’un projet de modernisation du secteur bancaire et de la numérisation de l’économie congolaise.

 

La société PayServices, basée dans l’Idaho, affirme avoir été sollicitée fin 2023 par le gouvernement congolais pour créer une coentreprise destinée à revitaliser une banque publique et à soutenir la transformation numérique du pays. Se présentant comme une « institution financière », l’entreprise indique avoir accepté la proposition et investi plus de 72 millions de dollars en technologies et services en RDC afin de lancer le projet.

 

Selon la plainte, le contrat conclu prévoyait le versement par l’État congolais de 20 millions de dollars à PayServices dans un délai de quatorze jours. L’entreprise affirme toutefois que, par la suite, « plusieurs responsables corrompus de la RDC », agissant à l’insu du président Félix Tshisekedi, auraient exigé des pots-de-vin pour permettre la poursuite du projet.

 

Parmi les personnes mises en cause figurent notamment la ministre du Portefeuille de l’État, Julie Mbuyi Shiku, le ministre des Finances, Doudou Roussel Fwamba, ainsi que le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso Nkualoloki. Des proches collaborateurs du chef de l’État, dont son directeur de cabinet, sont également cités dans la procédure.

 

PayServices soutient que le refus de céder à ces demandes illicites aurait conduit les responsables visés à saboter le contrat et à mettre un terme au projet, au profit présumé d’entreprises concurrentes disposées à verser des commissions indues. L’entreprise réclame ainsi 20 millions de dollars de dommages et intérêts à l’État congolais et au ministère du Portefeuille, ainsi que le remboursement d’au moins 72 millions de dollars correspondant aux investissements engagés.

 

De son côté, le ministère du Portefeuille a vivement rejeté ces accusations. Dans un communiqué publié mercredi, il dénonce des allégations « dépourvues de toute base juridique, budgétaire ou comptable ». Les autorités congolaises affirment que PayServices aurait créé une « fausse apparence de régulation de solvabilité » en se présentant comme une banque, alors qu’elle ne disposerait pas du statut juridique d’établissement bancaire.

 

Dans ce contexte, le ministère indique que les autorités ont mis fin à toute suite administrative donnée au dossier afin de « protéger le Trésor public », laissant désormais la justice américaine trancher ce différend aux lourdes implications politiques et financières.


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