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Croissance économique au Cameroun : le risque blanchiment-terrorisme fragilise les banques

01/04/2026
Source : ORISHAS FINANCE
Catégories: Conformité

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Le principal point faible du Cameroun selon le Fonds monétaire international (FMI) reste la solidité de son système bancaire face aux risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (LCB-FT). Dans sa consultation annuelle publiée le 30 mars 2026, le FMI indique que cette vulnérabilité pourrait compromettre durablement le financement de la croissance.

 

L’économie camerounaise est désormais appelée à s’appuyer davantage sur ses banques pour soutenir l’investissement. Mais le FMI alerte sur ce que « cette intermédiation financière reste exposée à des faiblesses structurelles, amplifiées par la présence persistante du pays sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) ».

Cette classification signale depuis juin 2023 aux marchés internationaux des insuffisances dans le dispositif de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. En octobre 2025, 13 des 24 actions exigées par le GAFI n’étaient toujours pas mises en œuvre. Pour le FMI, l’enjeu dépasse largement la conformité réglementaire. Il s’agit d’un facteur clé de perception du risque pays, qui pèse directement sur les banques camerounaises.

Les établissements locaux se retrouvent soumis à une vigilance accrue de leurs partenaires étrangers, dans un contexte où la moindre défaillance de contrôle interne peut entraîner des ruptures de relations financières. Ce qui provoque une une capacité amoindrie à accompagner les entreprises et à canaliser les flux d’investissement.

Cette fragilité se combine également au ralentissement du crédit au secteur privé. Après une progression estimée à 12,3% en 2024, celle-ci devrait tomber à 11,2% en 2025, avant une reprise modérée en 2026, sous condition de réformes jugées « décisives et soutenues ». Or, la croissance projetée, 3,3% en 2026 et 4,6% à moyen terme, repose précisément sur une montée en puissance des investissements, notamment dans les infrastructures et le secteur minier.


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